Comportements dits « problème » Partie III: Les remplacer, techniques pro-actives

6 décembre 2013 dans Sociabilisation - 0 commentaire

Post image for Comportements dits « problème » Partie III: Les remplacer, techniques pro-actives

Cette partie est basée sur la théorie de l’apprentissage de la méthode ABA , selon laquelle, Le comportement d’une personne est issu d’évènements antécédents avec des conséquences qui modifient sa probabilité ultérieur d’apparition.

Pourquoi utiliser une technique pro-active ?

  • Car vous perdrez moins de temps et d’énergie en évitant les problèmes de comportement qu’en y répondant.
  • Très souvent, certaines pratiques proactives aident à diminuer des comportements problèmes.
  • Elles sont un passage obligé dans tout programme de diminution des comportements.

Eliminer au préalable des conditions corporelles pouvant être à l’origine des comportements problèmes. Ex : médicament.
Eliminer au préalable des conditions externes pouvant être à l’origine des comportements problèmes. Ex : bruit, odeur, lieux…

Sous quelles formes ?

LE PAIRING = ASSOCIATION (To pair = Associer)

  • Le pairing avec les personnes

    Le pairing avec les personnes = Créer un lien positif entre quelques chose de plaisant et des personnes. En s’associant aux renforçateurs, vous aller créer une relation de confiance et une motivation chez l’enfant , à être avec vous. Au début les renforçateurs seront donner gratuitement et petit à petit on introduira de petites consignes.

  • Le pairing avec les lieux = Créer un lien positif entre quelque chose de plaisant et des lieux. Ex  le lieu de travail/ le bureau : Ne proposez pas toujours du travail, lorsque vous êtes avec lui à table, mais demandez à l’ enfant de s’asseoir à table pour faire des activités plaisantes ( bulles, chatouilles etc…), varier les lieux, passer de la table de la cuisine, à celle de son bureau, ou de la salle à manger, l’objectif étant qu’il apprécie le lieu pour faire ces activités.
  • Le pairing avec les objets = Créer un lien entre quelque chose de plaisant et d’autres objets/ activités, afin d’augmenter le nombre de chose qui va intéresser l’enfant, transférer son intérêt. Soit en lui présentant  systématiquement son objet/activité préféré avec un autre objet/ activité neutre , soit en lui présentant un objet/l’activité neutre, puis alterner avec son objet préféré, soit en vous positionnant dans son entourage pour vous amuser avec un nouvel objet/ activité, sans rien lui dire.

II L’APPRENTISSAGE SANS ERREUR ou GUIDANCE

Les guidances sont des aides qui permettent à l’enfant de réussir grâce à un apprentissage sans erreur qui permet la valorisation de l’enfant et lui donne envie d’apprendre. 

Il existe trois type de guidance de la plus intrusive à la moins intrusive :

Guidance visuelle

1 La guidance physique (total ou partielle)

2 La guidance visuelle (totale ou partielle)

3 La guidance verbale (totale ou partielle)

la guidance a pour but d’aller vers l’autonomie, c’est pourquoi il faut toujours veiller à la diminuer pour ne pas risquer de dépendance aux guidances, et éviter de trop parler. 

Une fois la consigne donnée, il est nécessaire de laisser à l’enfant de 3 a 5 secondes pour traiter l’information avant de pratiquer la guidance. (Un rythme trop lent provoque + de manque d’attention, à l’inverse un rythme trop rapide provoque + de confusion)

III SYSTEME DE COMMUNICATION

Mise en place d’emploi du temps visuel, de calendrier, de semainier etc…

IV MELER LES CONSIGNES FACILES ET DIFFICILES (80% / 20%)

Pratiquer le RENFORCEMENT DIFFERENTIEL  

Il existe plusieurs types de renforcement différentiel dont voici les 2 principaux: 

  1. le DRA : (differential reinforcement of alternative behaviors) = procédure de renforcement différentiel d’un comportement alternatif. Dans cette procédure, il s’agit de renforcer les comportements alternatifs et d’ignorer les comportements cibles (que l’on veut éteindre). On substitue donc un comportement acceptable au comportement inadapté et on renforce le comportement acceptable. Ex: un enfant, jette tout ce qu’il trouve, on va lui proposer de nombreuses activités motrices de lancer dans une cible et on renforce l’enfant lors de ces activités. Lancer un ballon dans un panier est acceptable, lancer un ballon par la fenêtre est problématique.
  2. le DRI : (differential reinforcement of incompatible behaviors) = Procédure de renforcement différentiel d’un comportement incompatible. Dans cette procédure la réponse alternative est incompatible avec le comportement cible (que l’on veut éteindre). On va donc renforcer un comportement incompatible avec le comportement qui pose problème pour arriver à éteindre ce dernier. ex : un enfant écrase systématiquement les aliments avec ces doigts avant et après les avoir mis à la bouche, dans la procédure DRI on va renforcer l’enfant lorsqu’il mettra l’aliment dans sa bouche en lui faisant accéder à quelque chose de plaisant comme visualiser son dessin animé préféré par ex, et on lui fera croiser les mains lorsqu’il aura mis l’aliment dans sa bouche. Ainsi, croiser ces mains lorsqu’il a mis l’aliment dans sa bouche ne permet pas de reprendre les aliments et les écraser de nouveau.

VI Proposer des ACTIVITES SENSORIELLES (pâte à modeler, sable, jeu d’eau etc …)

VII GERER LE TEMPS utiliser un minuteur, un sablier ou un time timer

VIII GERER L’EFFORT,

Faites attention aux consignes trop difficiles, faites des pauses, apprenez à l’enfant à demander une pause, par un mot, un picto, un signe.

IX Utiliser de bons et réels RENFORCATEURS. 

Un renforcement est un stimulus qui, présenté de façon contingente à un comportement va augmenter la probabilité future de celui ci. Ex : votre salaire gagné à la fin du mois vous pousse a aller travailler. Ou plus précisément, les vacances que vous vous payez avec ce salaire, vous poussent à aller travailler.

Renforcement positif

On rencontre deux types de renforcement

1) le renforcement positif = processus par lequel une conséquence agréable rend un comportement plus probable. Dans ce processus on ajoute quelque chose à la situation. Ex : Je fini mon exercice et maman me fait des bulles, les bulles sont ajoutées grâce à la fin du travail.

2) Le renforcement négatif = suppression de quelque chose rendant un comportement plus probable. Dans ce processus on enleve quelque chose à la situation. Ex : Je n’achète plus de paquets de gâteau, je n’ai plus envie de grignoter, mon comportement de grignoter est enlevé grâce à l’absence de gâteau.

3) Types de renforçateurs

Type de renforçateurs catégories Exemples
Renforçateurs primaires Comestibles Chips, bonbons, gateau, coca…
Sensoriels Son, lumière, textures..
Renforçateurs secondaires Tangibles Ballon, toupie, bulles…
Activités Trampoline, vélo, toboggan…
Renforçateurs sociaux Félicitation, applaudissements
Renforçateurs généralisés Jetons


Accéder à une liste de renforçateurs…

DEVELOPPER DES ACTIVITES FONCTIONNELLES =  trouver des activités où l’enfant va mettre du sens aux apprentissages proposés.

Utiliser l’aspect ludique d’un apprentissage plutôt que son format strict. Dans une activité fonctionnelle, les objets/activités doivent être renforçants.

Utiliser l’aspect ludique

Ex : Dans une maison de poupée on classe certains objets : proposez un objet « ou met on la brosse ? » comportement correct on renforce « Bravo », comportement inadapté : guidance. Puis, proposez deux objets : fourchette et oreiller « avec quoi on coupe ? » comportement correct on renforce « Bravo », comportement inadapté : guidance, « ou met on la fourchette ? » comportement correct on renforce « Bravo », comportement inadapté : guidance etc… au fur et a mesure de l’exercice pensez à diminuer votre guidance, passer de la guidance.

XI Etre ATTENTIF AUX SIGNAUX,

Ex : Si l’enfant se dandine sur sa chaise, si vous perdez de plus en plus son regard/ son attention, s’il fait tomber ces stylos etc… anticiper et réduire la séance.

XII SAVOIR S’ARRETER avant l’apparition de comportement problème

XIII Développer le CONTROLE INSTRUCTIONNEL 

Développer le fait que l’enfant réalise les consignes que l’on émet ou le comportement que l’on attend de lui. 7 étapes sont à maîtriser :

1   Montrer à l’enfant que c’est vous qui contrôlez les objets/activités qu’il veut ou avec lesquels il veut jouer et que c’est vous qui décidé quand il pourra les avoir. Le contrôle sur ces objets/activités est essentiel pour atteindre le contrôle instructionnel.

2   Faire en sorte que vos interaction avec l’enfant soient des moments appréciables  pour qu’il désire suivre vos instructions et passer plus de temps en votre compagnie. 75% de ces interactions doivent être réservées à vous associer a des activités amusantes et/ou des objets/activités que l’enfant aime tout particulièrement.

3   Montrer à l’enfant qu’il peut vous faire confiance. Lors d’un apprentissage, si vous donnez une consigne, n’autorisez pas l’enfant à avoir accès à du renforcement avant qu’il n’ait fini sa consigne. Cette instruction concerne les 25% du temps pendant lequel vous n’êtes pas en train de jouer et de vous associer à du renforcement.

4   Montrer à l’enfant que suivre vos instructions est pour son bénéfice et que c’est le meilleur façon pour lui d’obtenir ce qu’il veut. Pour cela, donner lui des consignes simples, le plus souvent possible et renforcez ces efforts.

5   Renforcer après chaque comportement et progressivement aller vers un renforcement variable. Ex : renforcer après chaque comportement adapté, puis après chaque consigne, puis toutes les 2 consignes, puis toutes les 3 consignes etc….

6   Connaître les priorités de l’enfant autant que les vôtres. Il est essentiel de savoir quelles sont vos priorités à chaque moment et de décider du renforcement (ou non) en fonction de ces priorités. Ex : objectif : savoir dessiner un cercle,  l’enfant ne veut pas dessiner un cercle. Travailler d’abord le vision du cercle avec tout ce qui ressemble à un cercle (jeux avec des cerceaux, bracelets, anneaux…), puis faire suivre du doigt le contour de ces objets, puis lui faire gestuer le cercle sans les objets dans l’air, dans le sable…utiliser un batton de plus en plus fin pour arriver au crayon , tout est support à apprendre, ne pas oublier de nommer « cercle » pour chaque tentative et de renforcer les comportements adaptés.

7   Montrer à l’enfant qu’ignorer vos instructions ou choisir un comportement inapproprié ne lui permettra pas d’obtenir ce qu’il veut.

 

Si vous avez aimé l'article, partagez-le !

{ 0 commentaires… En ajouter un maintenant }

Postez un commentaire !

Chercher parmis tous les articles :